L’OIT et la Chine signent un accord sur la sécurité et la santé au travail dans le cadre de l’Initiative pour le développement mondial

Genève, 14 avril 2026 — L’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Administration d’État pour la régulation du marché (SAMR) de la République populaire de Chine ont signé un protocole d’accord (MoU) visant à renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité des équipements spéciaux et de la sécurité et santé au travail (SST). Signé le 14 avril 2026 à Genève, cet accord reflète un engagement commun en faveur de la justice sociale, du travail décent et de la reconnaissance de la SST comme principe et droit fondamental au travail.

La coopération portera sur plusieurs domaines d’intervention clés. Premièrement, le partenariat soutiendra l’échange de cadres réglementaires, de politiques et de pratiques d’application relatives à la sécurité des équipements spéciaux et à la SST. Il favorisera également le développement d’approches préventives visant à promouvoir des environnements de travail plus sûrs.

Une attention particulière sera accordée au renforcement des capacités et au développement des compétences. Cela comprend le renforcement des capacités institutionnelles grâce à des programmes de formation, des échanges techniques et l’élaboration de supports de formation, ainsi que la mise en œuvre conjointe d’initiatives de formation, y compris des programmes de volontariat. Ces efforts contribueront à développer une expertise technique capable de faire progresser les pratiques en matière de SST.

La coopération permettra également d’améliorer la collecte de données et les rapports sur les conditions de sécurité, tout en facilitant le partage des connaissances et la coordination entre les parties prenantes afin d’améliorer les pratiques mondiales en matière de sécurité. En outre, elle soutiendra la promotion et la diffusion de nouvelles technologies, d’outils et de méthodes de protection visant à améliorer la sécurité au travail et les mécanismes de prévention.

La sensibilisation et le plaidoyer constitueront également un volet essentiel du partenariat, notamment par la promotion d’activités internationales de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la SST et du travail décent, ainsi que par le renforcement d’une culture de la sécurité. Enfin, la coopération favorisera la collaboration Sud-Sud et l’apprentissage entre pairs, y compris l’assistance technique aux pays en développement.

Grâce à ces interventions, le partenariat devrait permettre une meilleure harmonisation des lois et normes avec les cadres internationaux, un renforcement des capacités institutionnelles en matière de gouvernance de la SST et une amélioration de la disponibilité et de la qualité des données. Il contribuera également à accroître la sensibilisation et l’adoption de bonnes pratiques, à développer l’expertise technique, à favoriser l’utilisation de technologies innovantes en matière de sécurité et à renforcer la coopération mondiale. En définitive, ces efforts contribueront à des emplois plus sûrs et à des possibilités d’emploi plus inclusives.

Le partenariat sera mis en œuvre dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » et de l’Initiative pour le développement mondial, contribuant au renforcement des systèmes mondiaux de sécurité et de santé au travail. Il constitue une contribution importante à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale de l’OIT sur la sécurité et la santé au travail (2024-2030). Il est également aligné sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment l’ODD 3 relatif à la santé et au bien-être et l’ODD 8 relatif au travail décent et à la croissance économique.

L’accord établit un cadre de coopération de cinq ans, les deux parties apportant leurs propres ressources et expertises pour mettre en œuvre des activités conjointes. Il souligne également une approche commune fondée sur la collaboration, l’échange de connaissances et le respect mutuel des mandats institutionnels. En travaillant ensemble, l’OIT et la SAMR visent à promouvoir des lieux de travail plus sûrs, à renforcer les capacités institutionnelles et à faire progresser un développement inclusif et de haute qualité en matière de sécurité et santé au travail dans le monde entier.